mercredi 13 mars 2019

Dans ma tête

Le texte que je vais écrire vous donnera une idée de ce qui se passe dans la tête d'une personne comme moi :

Comment vous décrire cette délicieuse sensation d'être assise au soleil, sur ma terrasse, une tasse de café bien chaud à la main ? La température est idéale, une légère brise par instant vient caresser mon visage, une brise pas une bise, la bise qui comme son nom n'a pas l'air de l'indiquer est piquante, donc là c'est juste agréable, très très agréable, je savoure l'instant, le grondement qui me parvient au loin me rappelle la proximité de mon immeuble avec l'autoroute, ils l'avaient dit quand je l'ai acheté, mon appart, l'autoroute et la déchetterie mais ça ne me dérange pas, c'est loin, une moto vient de passer en pétaradant, plus près une voiture file à vive allure et s'arrête, quel est ce vacarme de chants d'oiseaux, pourquoi donnent-ils de la voix, le printemps qui arrive sans doute, la lutte de territoire, la recherche de l'âme sœur qui voudra bien faire son nid, la grue, pas l'oiseau, la grue mécanique fait un bruit léger et régulier, il n'y a personne en haut de cette grue, celui qui la dirige est en bas avec sa grosse télécommande, c'est pratique, pas besoin d'être perché comme la dernière fois, tout en haut, homme enfermé dans une cabine,  travaux dans le quartier, quelle chance, ils sont en train de bâtir la futur Maison de quartier, on aura un bel endroit tout neuf pour se retrouver, partager, se rencontrer, activités plurielles au programme, artistiques surement, je pourrais peut-être animer un atelier, à voir, mais qu'est-ce que j'ai planté comme bulbes dans la jardinière, je ne m'en souviens plus, les tulipes ne poussent pas chez moi, peut-être que c'étaient des bulbes agonisants de mauvaises qualités, du coup je dois patienter pour voir ce que j'ai planté à l'automne, quel est cet oiseau qui chante si merveilleusement, je n'arrive pas à ... à quoi ... je ne me souviens plus de ce mot ... à les différencier ... rouge-gorge ou plutôt mésange... va savoir, je dois aller écrire, j'ai des idées, si je ne les écris pas je vais les oublier ... est-ce que c'est intéressant ce que j'ai à écrire, cela va-t-il plaire au lecteur potentiel ... quelle heure est-il, je dois faire ce gâteau pour ce soir, comment vais-je m'habiller, pour être jolie ET confortable, ne pas avoir froid, mais ne pas ressembler à un yeti ... quand vais-je recevoir ce coup de fil, comment vont mes enfants, elles sont ensembles c'est bien, y a une conférence demain, vais-je y aller, est-ce que ça vaut le déplacement, si c'est pour entendre ce que je sais déjà ... etc etc.

Voilà. Dans ma tête, une idée en amène une autre, qui en amène une autre. ça s'appelle un cerveau en arborescence. Si je le laisse faire il ne me laisse pas de répit. Je lui apprends à se concentrer sur une tâche à la fois, et non une tache ;-). quoique si je l'oblige à regarder une tache... Y a des astuces pour ne pas s'épuiser à réfléchir non stop, pratiquer quotidiennement la méditation ou jouer au FreeCell par exemple !

Laurence Berthault

lundi 11 mars 2019

Que nous dit le burnout

Ce matin, en lisant des échanges de messages de personnes ayant vécu ou vivant un burnout, il me vient une pensée : que devient la cohorte de toutes ces personnes ayant fait un épuisement professionnel ? Quel message nous est envoyé ? N’est-ce pas une façon de nous faire prendre conscience de l’absurdité du fonctionnement actuel de notre société ? Les anciens burnoutés deviennent alors des messagers pour les autres... Affaiblis au début, ils reprennent peu à peu des forces. Ils seront là pour signifier quand ça dysfonctionne, quand il est temps de changer de cap. Une fois la cohorte suffisamment grande, la société changera sa façon de penser et d’agir. Les gilets jaunes sont les éclaireurs, ils sont au front, tandis que les burnoutés qui se seront enfin relevés , arriveront en soutien.
Puissions-nous devenir des éclaireurs avant que le bateau ne coule.

Laurence Berthault

samedi 9 mars 2019

Bonheur simple

Je désire écrire un article sur un livre que je viens de commencer. Et puis je ne m'en sens pas l'énergie. Je vais de mon canapé à ma table de travail, j'ouvre mon ordinateur. Je retourne sur mon canapé. J'attrape le fameux livre. J'en lis un extrait. Je savoure. Je réalise que je manque de force pour écrire. Mais alors vient la culpabilité de ne pas le faire, de ne rien faire. Si je vous donne le titre du livre vous allez comprendre pourquoi, tout d'un coup, j'ai souri :

"L'art presque perdu de ne rien faire" !

L'auteur s'appelle Dany Laferrière. Vous le connaissez sans doute. Je savoure ses écrits comme on déguste un bon vin. C'est du plaisir instantané qui se prolonge dans le temps. J'ai lu il y a quelques années son "Journal d'un écrivain en pyjama". Avec le même plaisir.

A l'heure où beaucoup de personnes sont victimes d'épuisements professionnels, on devrait distribuer cet ouvrage comme un remède au  désespoir d'être en surchauffe. S'arrêter, se laisser aller à vivre en ne faisant rien, un instant plus ou moins long selon sa capacité, c'est tout un art !

Extrait : 
L'art de manger une mangue 

On suppose que vous vous trouvez
à ce moment là quelque part
au sud de la vie.
Il faut attendre alors un midi de juillet
quand la chaleur devient insupportable.
Une cuvette blanche remplie d'eau fraîche
sur une petite table bancale,
sous un manguier.
Vous arrivez en sueur d'une demi-journée
agitée pour vous asseoir à l'ombre,
sans rien dire pendant un long moment,
jusqu'à ce que votre sieste
soit interrompue
par le bruit sourd d'une mangue
qui vient de tomber près de votre pied.
Il faut la respirer longuement
avant de la dévorer pour qu'il ne 
reste plus une once de chair
ni non plus une goutte de jus.
Puis vous vous lavez le visage et le torse
dans la cuvette d'eau
avant de retourner à votre chaise.
La mangue de midi est la grâce du jour.

C'est ainsi que commence "L'art presque perdu de ne rien faire". Un délice n'est-ce pas ? A moins que vous ne l'ayez lu rapidement, dans votre tête... Si c'est le cas, permettez-moi de vous suggérer de le relire, lentement, à voix haute, comme si vous racontiez une histoire à quelqu'un.

Petit bonheur garanti.

Laurence Berthault
9 mars 2019

mercredi 23 janvier 2019

Cerveau embrumé



Cerveau embrumé et maitre à bord. Il décide de ce que je peux mémoriser et de ce que je dois laisser de coté. Pour se protéger. Il a failli être détruit. Non pas par un AVC ou autre maladie soudaine, mais par trop de stress accumulé sur de nombreuses années. C’est le stress chronique. Ça a fusillé ses neurones. Sensation d’un grésillement, décharges électriques dans tout son espace. J’étais sur mon lieu de travail lorsque c’est arrivé. Depuis plusieurs mois, je mémorisais tout ce qui concernait les dossiers en cours pour pallier au manque de personnel. J’engrangeais tellement de données que cela a provoqué la surchauffe sous mon crâne. Je suis rentrée chez moi après cet épisode étrange, sensation douloureuse dans ma tête,  j’ai dormi toute la nuit. Au réveil, j’étais dans l’incapacité de me lever. Mon corps ne répondait plus. Le réveil avait sonné, le mouvement habituel qui consiste à se mouvoir pour se mettre debout, ce mouvement répété chaque matin, m’était impossible. Qui de mon corps ou de mon cerveau était en panne ? …

C’était il y a quatre ans. Aujourd’hui je suis l’obligée de ma substance grise. Je lui demande de mémoriser une histoire que l’on vient de me raconter, ou le résumé d’un documentaire qui m’a intéressé,  elle décide si cela en vaut la peine ou non. Je m’incline. Mon cerveau fait le tri. Les évènements sans intérêts pour lui passent à la trappe. Il fait le minimum syndical. Je n’ai pas le choix. Il a dû élaguer des tas d’infos enregistrées depuis des années à commencer par tout ce qui était en lien avec mon dernier travail. Celui pour lequel j’ai sombré et qui m’a laissée sur le carreau. Physiquement et mentalement. Cela s’appelle un épuisement professionnel. Je n’ai pas fait de dépression. Le fait d’être assurée de ne plus retourner sur le lieu du « crime », me redonna le moral. Mon état physique me préoccupa d’avantage, la perte d’énergie, l’incapacité à me mouvoir furent très difficile à comprendre, à accepter. Quinze jours d’arrêt auraient dû me permettre de repartir. Du moins c’est ce que j’imaginais. Erreur totale. Ce fut long, très long. C’est comme un tsunami qui ravage le corps et la tête, les laissant affalés sur le sable sans la force de se lever et de repartir.

Quatre ans après, je note scrupuleusement tout : les rendez-vous sur l’agenda que je relis plusieurs fois par jour pour être sûre d’en oublier aucun, les courses ou choses à faire, je suis la reine des listes.

Je ne peux plus travailler. J’étudie chez moi en lisant. Une heure maximum à la fois. Au-delà je ne comprends plus les mots lus. J’ai un rythme lent. J’étais hyperactive et perfectionniste. J’ai usé toutes mes cartouches. Petit à petit j’apprends à faire les choses différemment d’avant. J’accepte cela. C’est comme si j’étais entrée d’un coup dans la vieillesse. Avec, par instant, des petits sursauts d’énergie.

Mon cerveau est le gardien dans le brouillard de mes pensées.

Laurence Berthault
Janvier 2019

jeudi 13 décembre 2018

De la douceur

En ces temps de grandes difficultés et de révoltes, il m'est venu à plusieurs reprises des signaux incitant à la douceur.

La douceur peut s'infiltrer partout, pour le plus grand bien de tous ; douceur dans les vêtements que l'on porte, amples, moelleux, confortables ; douceur dans la literie qui nous accueille toutes les nuits, oreiller adapté, couette légère et chaude. Mais aussi douceur dans l'alimentation, un café ou un thé à la bonne température, une soupe maison tellement réconfortante, un chocolat chaud au goûter.

Chacun peut découvrir de la douceur là où il veut.

Et puis, si on mettait de la douceur dans les mots échangés, dans le ton de la voix, dans le vocabulaire choisi ; les mots d'amour susurrés à son ou sa chéri(e), à son enfant, à son chien ou à son chat.

Entourer l'espace de douceur ; par des objets du quotidien comme des couvertures ou des plaids tout doux, des coussins, des tapis etc.

Sourire aux autres, se sourire à soi-même. Prendre les personnes que l'on aime dans les bras, doucement, tendrement.

Que votre Noël soit le plus doux possible.

Laurence Berthault

P.S : le livre qui m'a inspirée ce texte s'appelle "Écoute le chant de la lune, 55 méditations chamaniques" de Sophie Del Val

dimanche 2 décembre 2018

Gilets jaunes

Je ne suis pas surprise de ce qu'il se passe aujourd'hui en France. J'avais écrit, en 2013, un texte que vous pourrez trouver sur mon blog, : "Quand le travail tue à petit feu".

 J'y ai écrit "notre époque est désespérante. Trop d'inégalités, trop d'injustices, trop de travailleurs pauvres". Je me souviens m'être demandé pourquoi les Français n’étaient pas dans la rue, pourquoi il n'y avait pas la révolution.

On y est. Les revendications des Gilets Jaunes sont justes et légitimes à mes yeux. Le gouvernement doit prendre des mesures fortes pour aider les français à avoir un pouvoir d'achat décent. La répartition des richesses doit se faire de manière équitable, il en va de l'équilibre d'un pays. Se servir des problèmes écologiques pour taxer les français, dont les plus pauvres, est proprement scandaleux.

Cette manière qu'ont les politiciens de tout mélanger pour mieux embrouiller les esprits ...

Hier, des abrutis, pour rester polie, ont tout cassé dans l'Arc de Triomphe à Paris. Ils n'ont rien à voir avec les Gilets Jaunes. Encore une fois, ne nous laissons pas troubler par ce qui se passe en marge d'un mouvement de gronde générale et pacifiste. Les extrémistes, les casseurs, les cons en général, n'y ont pas leur place. Et surtout ils ne sont pas en majorité. La majorité, ce sont des personnes dignes d'être écoutées et entendues.

Laurence Berthault
2 décembre 2018

vendredi 25 août 2017

Dieu

Dieu n'appartient à aucune religion.
Aucun dogme n'est en droit de s'accaparer l'existence de Dieu.
Chacun d'entre nous peut se faire sa propre spiritualité.
Nul n'est besoin de passer par des intermédiaires pour croire.
Croire en l'existence de quelque chose qui nous échappe mais qui nous répond si nous nous posons, nous méditons.
C'est ce que j'ai appris en méditant chaque matin depuis bientôt deux ans.
La Présence infiniment bonne et éclairante est là pour tous ceux qui le désirent.
Chacun peut, s'il le souhaite, se créer un lieu de recueillement, de connexion à Dieu, chez lui, en y mettant ou non, une sorte d'autel personnel, bougies, pierres semi-précieuses, encens etc. Ou bien dans la Nature.
L'assise silencieuse est porteuse d'espérance. Elle permet de s'écouter vraiment. De se centrer sur ce qui se passe en soi, de laisser les émotions s'exprimer, de laisser venir les réponses de là-haut.
La pratiquer régulièrement est une hygiène vitale dont les résultats sont inversement proportionnels à l'effort escompté. Il n'y a pas plus simple que de s'asseoir et laisser faire.
N'ayez pas peur. Si moi j'ai réussi, tout le monde peut y arriver. Il suffit de vouloir commencer.

Laurence Berthault

jeudi 22 juin 2017

Hymne à la joie



On peut je vous assure, toute sa vie durant, 
Nier son existence, sans même faire semblant.
Il est là tout petit, et blotti bien au chaud,
Il sait être discret, sans jamais faire le beau.

C’est tout de même un comble que ce trésor vermeil,
Une richesse en soi, que dis-je ? Une merveille !
Pour certaines d’entre nous soit juste un inconnu,
Faisant de lui, alors, une cause perdue.

Pendant toute une époque, for lointaine ma foi,
On parlait bien de lui, il procurait l’émoi.
Mais l’Église est passée avec son éthique
Et il fut enterré sous des tonnes de critiques.

On lui prêtait alors toutes sortes de vices,
Menaçant la pécheresse de terribles sévices.
La question se posait sur la fécondité,
« Est-il besoin de jouir pour pouvoir procréer ? »

Sachez qu’au 19e on soigne en cabinet
L’hystérie supposée de femmes non mariées,
Laissant au médecin leur donner du plaisir,
Sans même n’y trouver jamais rien à redire.

Sans vouloir critiquer les hommes, leur nombrilisme
Cessons de regarder juste à travers le prisme
De la gent masculine régissant la médecine,
Mais débattons gaiement sur celui qui fascine !

Il parait tout petit mais cela n’en est rien
Car on peut le trouver au fond de son écrin.
Il suffira alors de faire sa connaissance
Pour trouver grâce à lui, la voie de la jouissance.


Laurence Berthault

jeudi 4 mai 2017

4 mai 2017

Pourquoi je choisis d'intituler mon article "4 mai 2017" ? Dans trois jours aura lieu, en France, le deuxième tour de l'élection présidentielle, avec, au choix, Marine Le Pen ou Emmanuel Macron.

Comme beaucoup de français je suis extrêmement déçue de ce duo qui ne me donne que le choix du moins pire.

Je ne suis pas accro à la politique en général, cela ne m’intéresse pas outre mesure, mais cette année force est de constater que je m'y suis beaucoup intéressée pour voir ce que chacun des onze candidats avaient à nous proposer pour que notre pays sorte du marasme généralisé dans lequel nous sommes depuis trop longtemps.

Voilà un texte que je viens de trouver dans un livre, comme "offert à propos", et que je vais retranscrire ici. C'est un extrait du "Mémorial de la Guerre Blanche, 1938" de Georges Duhamel de l'académie française, (dont mon arrière-grand-mère fut la secrétaire vers 1910, lorsqu'il travaillait pour un laboratoire pharmaceutique en tant que médecin chercheur).

"Le monde pacifique est désormais assuré d'une chose, c'est qu'il ne restera plus en repos, c'est qu'il a fini de jouir de la vie et du fruit de son labeur. Les répits qui, naguère encore, duraient six mois ou trois mois ne vont plus durer qu'une semaine, et personne entre deux crises n'aura plus le temps de sourire ni de respirer à l'aise. Si le chancelier Hitler souhaitait d'obtenir - et il le souhaitait - pour le succès de sa politique, cet effet d'angoisse permanente, de querelles intestines et de terreur, il faut reconnaitre qu'il a parfaitement réussi.
Je suis toujours prêt à écouter les paroles de paix, car j'ai vu, en médecin, les effets de la dernière guerre, et j'ai fait serment de consacrer ma vie à la paix. Mais, j'ai, comme tout le monde, écouté parler le chancelier Hitler et je dis que cette voix n'est pas la voix de la paix. Ce n'est pas la voix de la civilisation humaine ; c'est la voix de la violence, c'est la voix de l'esprit du mal.
Quand je dis que les Français sont divisés, je ne parle, il va sans dire, que des braves gens, des honnêtes gens et ils sont des millions. Certains d'entre eux ont d'abord regardé vers le chancelier Hitler sans antipathie parce qu'il se présentait à leurs yeux comme l'adversaire du bolchevisme. Je comprends fort bien cette pensée et cette attitude. Le bolchevisme est un fléau. Il m'inspire une profonde horreur. Je le redoute aussi. Le péril du bolchevisme est loin d'être écarté. Mais le péril germanique est aujourd'hui, plus grand, plus pressant que l'autre. Il doit passer au premier plan de nos préoccupations. Par crainte de l'un, n'allons pas nous précipiter dans l'autre ce qui reviendrait à nous jeter dans les deux.
Les fractions extrêmes de l'opinion, celles  qui sont trop aveuglées par la passion pour rallier le bon sens, ne représentent qu'une toute petite partie de la nation. Que le reste s'unisse donc, sans retard et sans arrière-pensée !
Il ne faut pas croire aux miracles. Il ne faut pas croire que le chancelier Hitler et son parti de violence vont brusquement s'effondrer et s'évanouir comme des bonshommes de fumée. Il ne faut pas croire non plus que le chancelier Hitler va tomber à genoux, confesser ses crimes, demander pardon et consacrer la fin de sa vie aux bonnes œuvres. Il faut seulement comprendre que le règne de la force furieuse est venu.
Il ne faut pas se moquer du chancelier Hitler ou chercher sottement à le tourner en dérision. Le chancelier Hitler, qu'il ait ou non des collaborateurs et des inspirateurs occultes, apparait désormais comme un homme de génie dans notre confuse époque. Mais ce génie est le génie des ténèbres, c'est la puissance des ténèbres.
J'annonce solennellement aux Français que s'ils se laissent duper encore une fois par cette voix perfide, c'en est fait de leur existence nationale et, pour beaucoup d'entre eux, de leur humble et précieuse existence individuelle."

mardi 27 décembre 2016

Aimer

Aimer, ce n'est pas vampiriser l'autre.
Aimer c'est laisser l'autre devenir qui il est,
C'est allumer parfois des petites lumières
Pour éclairer son chemin,
Et l'aider ainsi à trouver seul sa propre voie.

Laurence Berthault

vendredi 18 novembre 2016

Un peu d'optimisme



La vie, la mienne, celle que je décortique dans l’écriture souvent, dans la pensée toujours, est une forme interrogative permanente. Quel sens a-t-elle ? Pourquoi est-elle ? Comment l’aborder ? De face ? De coté ? Je ne sais.

Je tente, j’ose un peu, je stagne beaucoup voire je régresse. Le regard dans le rétroviseur parce que c’est ainsi que je trouve des réponses. Dans ma propre histoire, dans sa genèse. Tout comme on doit regarder en arrière l’Histoire de notre monde, en voir les avancées, les erreurs, les catastrophes, les progrès, les guerres, les paix, les conflits, les désarmements intelligents, les batailles, les réconciliations, les rancœurs, les rancunes, les pardons, les menaces, les complots, les rumeurs, les élans humanistes, les chercheurs de bonheur, l’humanité entière au service de la construction ou de la destruction.

Le chaos résulte du manque de réflexion. Réfléchissons. Posons-nous les bonnes questions. Posons-nous. Écoutons les réponses jaillissantes du silence.

Je crois en l’avancée de l’humain venant de ses réflexions sur son propre parcours. Cela lui donne les outils nécessaires pour être en relation à l’autre de manière juste sans revendication ridicule et stérile mais dans un partage équitable de son savoir, de ses connaissances, de ses forces.

Regardez un groupe de paroles réunissant des personnes dont les pathologies sont identiques : elles se nourrissent les unes les autres de chacune de leurs histoires allégeant ainsi leur propre souffrance dans la compréhension et le partage.

S’ouvrir à autrui vers une meilleure connaissance évite les heurts stupides qui engendrent la guerre. Dès qu’une personne aide une autre personne, dans la plupart des cas, cela fait d’elles des gens en relation, pour le meilleur.



Qui suis-je ?

Hymne à la joie

On peut je vous assure, toute sa vie durant,  Nier son existence, sans même faire semblant. Il est là tout petit, et blotti bien au...